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Table basse à plateau relevable

18 juin 2017 par David BOZEC Pas de commentaire »

Après en avoir rêvé pendant longtemps je me suis enfin décidé à fabriquer ma table basse à plateau relevable.
Un passage en magasin pour repérer le bois disponible comme base de travail et je me lance dans une ébauche de plan sous OpenScad.
plan openscad
Ma table sera donc composée d’un plateau en chêne de 600 x 950 mm de 18 mm d’épaisseur.
Les pieds seront coupés dans un tasseau en chêne de 47 x 27 mm à une longueur de 430 mm.
Les traverses elles seront faites dans des tasseaux de 37 x 23 mm, elles feront 500 mm  pour les courtes et 800 mm pour les longues, toujours en chêne bien évidemment.

Le but va être également de fermer les côtés de la table afin d’en faire un bar, pour cela du contre-plaqué de chêne fera parfaitement l’affaire.

C’est parti, au boulot !

La plupart des photos qui vont suivre ont été prises sur le vif avec mon téléphone, il est possible/probable que la qualité ne soit pas toujours en rendez-vous.

Pour commencer, couper aux longueurs définies les différents tasseaux. Pour ça une scie à onglet est l’outil parfait.

scie à ongletUne fois toutes les découpes faites, un petit coup de ponçage permet de donner aux pièces un aspect lisse et propre. On peut ensuite passer au perçage des emplacements pour les vis d’assemblage. On perce toutes les traverses pour permettre de les fixer sur les pieds qui eux ne seront pas percés.

perçagePour réaliser les perçages j’ai utilisé un outil un peu particulier que l’on trouve sous le nom de « Undercover Jig » et qui permet de guider le foret suivant un angle adapté pour un perçage propre et régulier. Ce type de perçage permet une fixation relativement solide tout en cachant les vis sous la surface du bois. Bien-sûr tous ces trous sont faits sur les côtés des tasseaux qui seront dirigés vers l’intérieur de la table.

Maintenant, après un petit coup de ponçage sur l’ensemble des pièces, on peut passer à l’assemblage. C’est une phase gratifiante puisqu’on voit enfin le meuble se former sous nos yeux. Mais il faut rester vigilant pour éviter d’endommager les pièces et pour que tout soit droit à la fin.

Et là c’est la même chose tout du long, on aligne, on encolle, on maintient avec des serre-joint puis on visse. En théorie tout peut être assemblé d’une traite, j’ai pour ma part préféré prendre mon temps pour m’assurer que tout soit correctement aligné et laisser à la colle le temps de prendre et sécher un minimum avant de manipuler le cadre.

Une fois qu’on a la structure complète, poser le plateau permet de s’assurer de sa planéité. Et puis il faut bien l’avouer c’est très satisfaisant de voir que ça avance correctement 😀

Une fois la structure entière j’ai choisi de placer des baguettes le long des traverses du bas afin de supporter le plateau inférieur. Là encore, même principe, encollage, maintient, vissage.

En tenant compte de l’épaisseur des traverses et du plateau, j’ai placé les baguettes de manière à ce que le plateau soit plus bas que le haut des traverses, ce qui va permettre d’être un petit peu moins précis sur la découpe des panneaux par la suite. (pas de photo du plateau en place, j’ai oublié…)

Viens maintenant une phase où la conception perfectible (limite hasardeuse) de ma table montre ses limites. Il s’agit de la découpe et du positionnement des sus-cités panneaux. En effet comme je l’ai indiqué plus haut, les traverses hautes et basses vont permettre de masquer les bords inférieurs et supérieurs de chacun des panneaux et ainsi grandement simplifier leur découpe (qui peut ainsi être un peu plus approximative) et leur fixation. Mais pour ce qui va être des bords verticaux, les découpes vont devoir être irréprochablement droites puisque parfaitement visibles une fois la table finie. Pour parfaire le défi, les dimensions des panneaux devront s’ajuster parfaitement à l’espace entre les pieds pour éviter de laisser un trou béant.

Une fois cela dit, en réfléchissant un peu (mieux vaut tard que jamais) la méthode la plus simple de j’ai trouvé a été de découper mes panneaux un peu plus long que nécessaire puis d’ajuster leur longueur à la ponceuse tout en essayant de les positionner régulièrement sur la structure pour m’assurer de ne pas les raccourcir plus qu’il ne faut.

Une fois cela fait, il ne reste plus qu’à les coller un a un et les clouer le long des traverses, puis appliquer une pression suffisante pour garantir la bonne prise de la colle et éviter de laisser un espace entre les panneaux et les traverses.

Encore une fois, poser le plateau et admirer le résultat est un plaisir que je ne m’épargne pas.

Ne reste plus qu’à installer les charnières du plateau. Ce dernier a d’abord était fraisé à la défonceuse afin d’arrondir les angles supérieurs puis poncé au grain fin pour un fini plus agréable au toucher. Afin d’ajouter les charnières j’ai d’abord collé de fines planches de chêne sur l’intérieur des panneaux latéraux afin de les renforcer et de permettre de visser les charnières sans voir déboucher les vis sur les faces externes. (là encore pas de photos désolé)

Une fois la colle sèche on peut enfin finir l’assemblage.

Pour finir j’ai choisi de lasurer ma table d’une couleur sombre afin de l’harmoniser avec le reste des meubles de mon salon tout en laissant apparaître les fibres du bois.

 

 

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